La musique jaillie. les pantins sont sortis.
Ils marchent désinvoltes et insouciants sur les dernières braises de leur baise
Guidés par l'impulsion du son.
Paf paf ... tum paf paf tumtum... Paf tchinng et Vlan !
T'entends ce corps qui te dit non?
Il frappe, il FRAPPE de tout son long
pour réanimer ton sens de l'observation.
Ouvres la bouche;
Pourquoi? T'as rien à me dire.
Insouciance volontaire, ou téméraire...
Je ne sais plus quand déjà, je me suis mise à croire qu'il y avait toujours de l'espoir.
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vendredi, avril 30
mardi, avril 27
ton paysage
Tu te donne des excuses,
c'est l'ascension de ta dérision.
Tu laisses les apparences te porter. Loin.
Jusqu'à l'autre rive, de là tu vois
Tu ne vis pas.
Tu observes le spectacle de l'île flottante
et les toits de te tes rêves.
Au-dessus, tu t'y crois,
mais en-dessous tu resteras,
englouti par les eaux troubles.
Et tu continues, tu continues.
Tu continues d'admirer le mirage de ton éternité.
Figé
c'est l'ascension de ta dérision.
Tu laisses les apparences te porter. Loin.
Jusqu'à l'autre rive, de là tu vois
Tu ne vis pas.
Tu observes le spectacle de l'île flottante
et les toits de te tes rêves.
Au-dessus, tu t'y crois,
mais en-dessous tu resteras,
englouti par les eaux troubles.
Et tu continues, tu continues.
Tu continues d'admirer le mirage de ton éternité.
Figé
dimanche, avril 18
JE CRIE
Rentabiliser
Rapidement
Machine monstre
Guet-apens
Engrenage vers la déshumanisation
Être au service du plus grand nombre et ce au plus bas prix, tout les jours!
Mais servons-nous l'intérêt de qui que ce soit?
Sommes-nous satisfaits?
Moi j'ai soif de paroles, des paroles à terre.
Soif de mots mais on ne m'offre que des rabais et des solutions clés en main.
Solitude choisie ou imposée?
Je crie en face d'un ordi qui, en soit, me relie au reste du monde.
Pourtant, jamais je ne perçois de réponse de ce monde qui devient de plus en plus fictif, de plus en plus cybernétique.
De ce monde, si vaste qu'on n'y perçoit même plus l'écho de notre voix.
J'ai perdue de précieuses heures de ma vie pour un rapport qualité/prix.
Et ce afin de préserver un lien fictif qui me relie à cette intelligible vastitude.
J'aurais due me méfier d'un logiciel qui ce nomme A.vast
Rapidement
Machine monstre
Guet-apens
Engrenage vers la déshumanisation
Être au service du plus grand nombre et ce au plus bas prix, tout les jours!
Mais servons-nous l'intérêt de qui que ce soit?
Sommes-nous satisfaits?
Moi j'ai soif de paroles, des paroles à terre.
Soif de mots mais on ne m'offre que des rabais et des solutions clés en main.
Solitude choisie ou imposée?
Je crie en face d'un ordi qui, en soit, me relie au reste du monde.
Pourtant, jamais je ne perçois de réponse de ce monde qui devient de plus en plus fictif, de plus en plus cybernétique.
De ce monde, si vaste qu'on n'y perçoit même plus l'écho de notre voix.
J'ai perdue de précieuses heures de ma vie pour un rapport qualité/prix.
Et ce afin de préserver un lien fictif qui me relie à cette intelligible vastitude.
J'aurais due me méfier d'un logiciel qui ce nomme A.vast
Tu resteras
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Tu resteras là, devant ses bras. Et ni le rouge ni le blanc t'auront donné la force d'exister. Tu baigneras dans une marre d'ombres, oublié. Gisant, pleurant, regrettant, fabulant. Mais où est ce corps qui t'appartient? Et ces mains! Depuis trop longtemps qu'elles ne disent rien. Qu'as-tu fait de cet enfant qui, jadis insouciant, souriait en se relevant.
Tu resteras trouble dans une pièce sans couleur. Invisible. Transparent. Te superposant à ces âmes qui te prêteront leurs teintes et leur souffle. Mais ce ne sera qu'un leurre. Tu resteras des mots sur une page et le songe d'une vie que tu aurais pu faire tienne ne sera que le poids qui t'étouffera. Lentement, tu chercheras ton souffle dans un cri tellement déchirant que même ton ombre te fuira de peur d'être engloutit par ce néant insignifiant.
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mercredi, mars 31
La chimie
Tu m'embrumes et je t'allume.J'te tiens par la plume. Trop tard
pour s'inventer des histoires.T'es une encre, moi une enclume. Ya rien à faire On s'enterre. Rien à faire! On s'y perd.
dimanche, mars 7
Ensorcellée de lucidité.
Voici l'érosion des coeurs contre la noyade heureuse.
Ne jette pas l'encre tout de suite. Sous mon radeau, j'oublie les requins.
Insousciente, j'y laisse mes jambes flotter. Il n'y a pas de danger car si je ne le vois pas, c'est qu'il n'existe pas. Les eaux troubles ressellent de trésors. Je me suis enfuie avec la clé mais je t'ai laissé le Do. Seule sur mon radeau, au milieu des dangers, sans musique juste une vulgaire clé, mais je n'ai pas besoin de ton accord pour que la musique vienne à mes oreilles. Qu'est-ce que j'entends? C'est l'eau qui s'affaisse lassivement sur mon petit bateau. Il s'effrite, il s'enfonce, il se noit. Enchantée par les vagues, je me laisse couler. Le vent, les chants, un tourbillon de calmant allarment. Couler ou plonger?
Couler ou plonger?
Ne jette pas l'encre tout de suite. Sous mon radeau, j'oublie les requins.
Insousciente, j'y laisse mes jambes flotter. Il n'y a pas de danger car si je ne le vois pas, c'est qu'il n'existe pas. Les eaux troubles ressellent de trésors. Je me suis enfuie avec la clé mais je t'ai laissé le Do. Seule sur mon radeau, au milieu des dangers, sans musique juste une vulgaire clé, mais je n'ai pas besoin de ton accord pour que la musique vienne à mes oreilles. Qu'est-ce que j'entends? C'est l'eau qui s'affaisse lassivement sur mon petit bateau. Il s'effrite, il s'enfonce, il se noit. Enchantée par les vagues, je me laisse couler. Le vent, les chants, un tourbillon de calmant allarment. Couler ou plonger?
Couler ou plonger?
mercredi, février 17
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