mercredi, avril 27

C'est du vent ce que tu dis !


J’ai oublié
où je voulais en venir
quand t’es partit

. . . . . . . . 

Poupée-russe
       dans l’infini des possibilités
il y a un infini 
d’échoués

. . . . . . . . . . . . . 

Les amoncèlements finissent souvent par s’effondrer sur eux-mêmes;
Je suis un amoncèlement d’effondrés

. . . . . . . . . . . . . . . . . . 


 J’habite dans les aléas de ton corps

 et
Je m'abime à tes yeux creux
Amour

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 

Te savoir pendu à ma bouche me donne le sourire aux lèvres

. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 

À court de temps tendre 
se raidir 
contre l'autre







lundi, avril 4

variation sur un même thème




La poésie c’est
rassurant
je ne peux pas m’y tromper


-      -      -      -      -      -      -      -


Avec mes grands airs flous
vêtir ma naïveté
de papier glacé froissé
un pouce de bleed
couverture cartonnée
cent pages de mots alignés reliés
qui font du sens
qui n’en font plus
qui se retrouvent dans le creux
de ta main
ma naïveté dans le creux de ta main
oui c’est ça
ma poésie



lundi, mars 28

.


Quand le manque de souffle fait couler la salive
rage
aigre
douce
je garde mes mots au creux de la tête
dans un tourbillon sans fin
dans un tourbillon sans fin
jusqu’à être assoiffée, ne plus savoir
sur quoi saliver

mardi, mars 15

à l'infinitif



Boire trop de café
Manger tous mes ongles
Respirer fort
Penser vite
Vertige du cœur tambour
Avec
Mes mains mouettes
Qui touchent à tout
Qui ne touchent pas terre

samedi, mars 12

Et toutes ces conneries

j'ai craché au ciel 
j'ai craché à
ton
Dieu 
et toutes ces conneries qui me donnent envie de ne pas avoir la foi
du moins en personne
sauf
moi
j'ai craché au ciel
et il s'est mis à pleuvoir

mercredi, mars 9

Phrases dans le vent


On me dit que je suis girouette
Mais au moins je danse
Je danse du bon pieds
Celui qui m’appartient

On dira que je suis girouette
Car si je vais dans tous les sens
C’est que je suis libre en mon seul centre

Par temps bête

quand le vent souffle si fort et que toutes les eaux s'évaporent 
par temps bête
je suis sûre mais lucide 
je 
mords
ma langue-marteau
Merde 
Marde 
Marre del mar
je crache en l'air 
et vlan !
          le retour du vent
sous forme de pluies acides

Est-ce qu'on mange de la fondue ce soir ?